"Tout doit être above the fold" — Cette règle des années 2000 te fait perdre de l'argent.
UX
23 janvier 2026
5 min
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"Tout doit être above the fold" — Cette règle des années 2000 te fait perdre de l'argent.

"Tout visible sans scroll"? C'est le mythe marketing le plus cher de l'histoire. Les gens scrollent, bordel. Pendant ce temps, tu entasses ton contenu en 600 pixels et crées un cauchemar illisible. Découvre pourquoi cette règle tue tes conversions.

"Tout doit être above the fold" — Cette règle des années 2000 te fait perdre de l'argent.

Il y a une phrase qu'on entend partout dans les salles de réunion marketing : "Les gens ne scrollent pas, donc TOUT doit être visible sans scroll."

Tu la connais. Tu l'as probablement dite toi-même. Et je vais te dire un truc : c'est faux. Et cette connerie te coûte sérieusement du fric.

Le mythe qui a ruiné mille landing pages

Avant d'aller plus loin, vérifie que tu as la bonne image mentale. Le mythe, c'est celui-ci :

"Les utilisateurs ne scrollent pas. Ils arrivent sur ta page, regardent les 600 premiers pixels, et si ça ne les accroche pas, ils se cassent. Donc, tu dois mettre TOUT ce qui compte above the fold : headline, value props, preuve sociale, CTA, et si possible ton manifeste complet."

Résultat ? Des hero sections apocalyptiques. Texte blanc microscopique sur une image complexe. Quatre CTA différents qui clignotent. Une headline de 15 mots incompréhensible : "Nous sommes votre partenaire digital de confiance pour vos projets innovants." (Ça veut dire quoi, bordel ?)

C'est comme un menu de resto qui te balance 40 plats sur la première page. Tu es paralysé, tu ne choisis rien. Tu fermes le menu et tu vais au McDo d'à côté.

Les marketers actuels ? Ils appliquent cette règle avec la même foi qu'un intégriste applique un texte sacré. Ils entassent, entassent, entassent. La page ressemble à un marché aux puces, pas à une expérience de vente.

Et voilà le problème.

Pourquoi ce mythe est complètement mort

Les données 2025-2026 disent quelque chose de très différent.

Une étude Nielsen de 2024 a testé le comportement de 3 000+ utilisateurs. Résultat : 91% des utilisateurs scrollent. Quatre-vingt-onze pourcent. Ce n'est pas 50%, ce n'est pas 75%. C'est neuf-un.

Mais attends, c'est pas tout.

Les pages longues convertissent mieux. Au moins pour les produits complexes. Une agence SaaS B2B a divisé sa landing page en deux sections distinctes — une hero ultra-simple, puis tout le contenu riche en scroll. Résultat : +18% de conversions. Pas parce qu'elle avait plus de contenu. Parce qu'elle l'avait dans le bon ordre.

Le temps moyen sur page a explosé. Avant, c'était 30 secondes max. Aujourd'hui ? Trois minutes, parfois plus, sur les landing pages performantes. Les gens scrollent, lisent, absorbent. Ils ne sont pas des poissons rouges avec trois secondes d'attention span.

Et sur mobile ? Dude, c'est littéralement le geste principal. Tu ouvres une app ou un navigateur, tu scrolls. C'est 85% du trafic web en 2026. Et tu vas me dire que ces 85% ne scrollent pas ? Absurde.

Alors d'où vient ce mythe ? Année 2000-2005. Les connexions étaient lentes. Les écrans petits. Les gens chargaient une page et attendaient. La notion de "page fold" avait du sens — techniquement, tu devais faire du diable pour que les gens scrollent.

Mais c'était il y a 20 ans. T'es en 2026. Les connexions sont illimitées. Les écrans sont énormes. Et la psychologie a changé. Les gens scrollent naturellement.

Le vrai problème ? Les marketers old school refusent de lâcher cette règle. Peut-être parce qu'elle les rassure ("Au moins je sais que mes clients voient QUELQUE CHOSE"). Peut-être par inertie ("On a toujours fait comme ça"). Peut-être par peur de l'inconnu.

Résultat ? Ils créent des pages illisibles, surchargées, paralysantes. Et ils perdent du fric.

Ce qu'il faut vraiment faire à la place

Oublie "tout above the fold". Pense plutôt en termes de promesse vs. preuves.

Above the fold : Juste la promesse

Ce qui doit être visible sans scroll ? Exactement ça :

  1. Une headline claire. UN bénéfice. UNE ligne. Pas 15 mots confus. Example : "Analyser ta landing page en 30 secondes. Découvrir ce qui tue tes conversions."

  2. Un sous-titre pour le contexte. Dix mots maximum. "Arrête de deviner. Des données réelles, pas du bullshit."

  3. Un CTA principal. Pas trois. Pas quatre. UN. Avec une couleur qui tue, une taille qu'on voit, un texte qui claque.

  4. Un visuel qui supporte la promesse. Une image, un GIF, une vidéo courte. Quelque chose qui renforce le message, pas qui le dilue.

  5. Un indicateur de scroll. Une petite flèche. "↓ Découvre comment." Quelque chose qui dit "y a du contenu intéressant en dessous." Parce que oui, les gens scrollent, mais tu dois les inviter.

C'est ça, l'above the fold moderne. Pas 47 éléments. Juste les fondamentaux.

Below the fold : Le storytelling

Dessous ? C'est là qu'on raconte l'histoire :

  1. Preuve sociale. Témoignages, logos clients, chiffres. Mais APRÈS avoir accroché le visiteur avec la promesse, pas avant. Mettre ça above the fold ? C'est noyer le message.

  2. Features détaillées. Comment ça marche ? Qu'est-ce que tu vas obtenir ? Montre ça maintenant. Le visiteur a scrollé, il est intéressé. Nourris cet intérêt.

  3. Traitement des objections. "Ça coûte combien ?" "Est-ce que c'est compatible avec mon truc ?" "Qui d'autre l'utilise ?" Tu as des sections pour ça. En dessous.

  4. Pricing (si applicable). Les gens qui ont scrollé jusque-là sont sérieux. Montre-leur ce que ça coûte.

  5. FAQ et CTA secondaires. Réponses aux questions restantes. Options de contact alternatives.

Ce flow ? C'est un voyage. Tu accroches, tu gardes l'attention, tu construis la confiance, tu demandes l'action. C'est pas du chaos optimisé pour la peur que personne ne voie ton truc.

Un test concret qui claque

Un SaaS a appliqué exactement ça. Ils avaient une hero section gonflée : headline, 3 sous-titres, 2 CTA, preuve sociale, et un formulaire. Surchargé à mort. Taux de conversion : 2,1%.

Ils ont refactorisé. Hero ultra-simple : headline + sous-titre + CTA + visuel. Le reste en scroll logique et bien structuré. Même traffic, même audience, same everything.

Nouveaux résultats : 2,5% de conversions. Pas du 20%. Mais c'est 19% d'augmentation. Pour une page, c'est énorme. Et pourquoi ? Parce que le visiteur n'était plus paralysé. Il savait quoi faire. Il pouvait se concentrer sur LA promesse, pas essayer de digérer 8 messages contradictoires.

Les exemples concrets qui prouvent qu'on a raison

Stripe. Faut-il vraiment le dire ? Leur homepage ? Ultra-simple. Headline claire. Un CTA. Tout le reste ? En scroll. Pas une page illisible. Un produit qui vend plusieurs milliards par an.

Notion. Headline. Demo du produit (un GIF qui montre l'utilité). Features en dessous. C'est pas copié-collé, c'est pensé. Et Notion vaut 10 milliards.

RoastMySite. Promesse en haut : analyser ta landing page en 30 secondes. Un CTA qui claque. Preuves sociales en scroll. Cas d'usage détaillés. Des sites convertissent.

Ces compagnies ne tiennent pas la logique "tout above the fold." Elles appliquent le bon sens : accrochez le visiteur, puis guidez-le. Voilà. C'est pas plus compliqué.

Et franchement, si tu regardes les sites qui convertissent vraiment ? Zéro d'entre eux font du "tout above the fold." Zéro.

La vraie question

Arrête de traiter tes visiteurs comme des poissons rouges avec trois secondes d'attention. Ils ne sont pas débiles. Ils sont juste occupés.

Si ta page claque, ils scrollent. Si elle est intéressante, ils restent. Si elle est merdique, ils se cassent (et c'est pas parce qu'ils n'ont pas scrollé, c'est parce que tu n'as pas eu une bone promesse dès le départ).

La vraie règle ? "Tout doit être PROMESSE above the fold." Pas tout le contenu. La promesse. Le "pourquoi tu devrais rester et scroller."

Une headline claire. Un CTA. Un visuel. Ça, c'est un above the fold gagnant. Le reste ? Tu le construis en scroll. Avec logique. Avec structure. Avec une histoire.

Maintenant, à toi

Oublie "tout doit être visible sans scroll." C'est un mythe créé en l'an 2000, quand les mecs envisageaient sérieusement que les gens ne scrolleraient jamais (lol).

La vraie question : Est-ce que ta promesse est assez bonne pour que quelqu'un descende ?

Si non, le problème n'est pas que le contenu est en scroll. C'est que tu n'as pas une bone promesse.

Si oui, utilise le scroll à ton avantage. Construis un voyage. Laisse le visiteur découvrir. C'est comme ça qu'on convertit en 2026.

À moins que tu préfères continuer à entasser 47 éléments dans les 600 premiers pixels. Ton choix.

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